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L'UNPRG ne se taiera pas !

 

La dernière fois, je vous ai parlé de vacances. Le moment où l’on se détend, où l’esprit vagabonde. C’est ce que je viens de faire et mal m’en a pris car une question est venue insidieusement s’installer dans mon esprit. Ne parvenant pas à m’en débarrasser, il me semble que la meilleure des thérapies est de vous faire partager mon trouble.

 

À quoi sert l’UNPRG ? Telle est la question qui me taraude aujourd’hui. Avons-nous la voix assez forte pour être suffisamment entendus ? Sommes-nous des lanceurs d’alerte crédibles ? Avons-nous la capacité de nous exprimer librement et de dénoncer ce qui n’est pas tolérable ? Représentons-nous de manière significative les personnels d’active et les retraités pour faire valoir leurs aspirations et défendre leurs intérêts ?

 

Je vous propose de faire un test en parlant de ce qui fâche comme on dit de manière triviale. Tiens un exemple me vient simplement à l’esprit. Le réserviste BENALLA. Une recrue de choix dans la réserve citoyenne de la gendarmerie, le voilà bombardé lieutenant-colonel. C’est mieux que colonel, ça ferait vieille baderne. Lieutenant-colonel, on voit tout de suite la photo de Langlais dans l’enfer de DIEN BIEN PHU. De cet officier hors du commun, il sera écrit : « Il fallait, au milieu de cette débâcle, que quelqu’un restât debout. Même s’il doit se brouiller avec la terre entière, Langlais tiendra, quitte à en crever ! ». Bref rien à voir avec le sieur BENALLA. Pitoyable affaire à plus d’un titre : soupçons de création d’une officine parallèle, mépris à l’égard des forces de sécurité officielles, du GSPR en particulier. Comment ce Rastignac a-t-il pu arriver aussi près de la plus haute autorité de l’Etat ? Quel jeu ont joué les réseaux ? Alors que le policier ou le gendarme en tenue doit afficher son matricule, l’observateur qui pérore et effraie des faibles avec son macaron de l’Élysée bastonne en toute impunité ! Belle image pour la démocratie française. J’espère au moins que l’on révisera les critères de recrutement des réservistes citoyens de la gendarmerie, ce qui évitera ainsi à notre directeur général de se faire railler par le ministre de l’Intérieur. Oui j’avoue que le colonel GALLOIS résume bien la pensée de beaucoup de camarades : « Quand je comprends que je suis minable d’avoir attendu plus de 15 ans après bac+5, St-Cyr, 2 Masters, commandant du GIGN, moult stages commandos, 1000 sauts en para, 15 ans de sports de combat, tests à n’en plus finir, pour recevoir mes galons de Lieutenant-Colonel. Quel naze je suis ! »

 

Tenez parlons aussi de la direction générale de la gendarmerie. Alors qu’une voie simple et utile était tracée par le général FAVIER nous sommes aujourd’hui dans le bourbier. Tout est fait pour contrôler ou bâillonner notre parole. Pas moyen de poser une question directe au ministre qui se fait tirer l’oreille pour recevoir les associations. Ne pas commenter l’intervention de la gendarmerie à Notre Dame des Landes, ne pas contester le mode de distribution des dons faits à l’occasion de l’ouragan IRMA telle est la ligne qui se résume à dire tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil. Des associations sont dans cette démarche, pas nous, aussi je m’interroge sur l’intérêt de demeurer dans l’entente qui regroupe les associations de gendarmerie. Un « machin » dont il n’émane rien, incapable structurellement de faire levier.

 

Nous ne sommes pas dévolus à n’être que de bons vieux retraités pour déposer des gerbes ou mettre un porte-drapeau devant un catafalque.

 

Finies les vacances, on se bouge ! La gendarmerie se fait rouler dans la farine par des réformes insidieuses qui visent toujours à réduire son autonomie et sa capacité militaire. Dites voir les grands chefs, plutôt que de deviser gentiment dans des cocktails selects avec les réservistes citoyens, les bons s’entend, parlez donc avec les gars du terrain ou les techniciens qui bossent dur dans les unités et les services pour sauver ce qui peut encore l’être.

 

 

Henri MARTINEZ

Président UNPRG

 


 

UNPRG-NC-V

 

Cela s’appelle mettre les pieds dans le plat… Si notre président national plaisait à tout le monde, c'est qu'il ne gênerait personne. Il n'attaquerait rien, il ne défendrait rien, il éluderait tous les vrais problèmes … Alors que son rôle est de l’ouvrir lorsque nécessité s'en fait ressentir. Unir, Soutenir, Agir, courage Henri, nous sommes tous derrière toi.

 

 


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